histoire du festival de cannes

HISTOIRE DU FESTIVAL DE CANNES


LA NAISSANCE DU FESTIVAL DE CANNES 1939

Aujourd'hui, le Festival de Cannes est le plus grand événement ,cinématographique du monde.
Alors, qu'il y a à peine quelques décennies, en 1939, il n'était qu'un modeste festival, créé pour s'opposer,
à la Biennale de cinéma vénitienne et, à, son organisation prise en main par Mussolini et Hitler.
La création d’un festival contre la menace fasciste.
Curieux destin dû au hasard de l'histoire et, aux talents des hommes qui ont su l'imposer et,
dans un même temps,ont élevé Cannes au rang de capitale mondiale du Septième art.
Ainsi, on doit la création du Festival cannois à un enchaînement d'événements politiques,
à la veille de la Deuxième Guerre mondiale, dont le point de départ est:
la VIe édition de l'Exposition de Venise en juillet 1938,
Et tout commence à Venise en 1938.
Le Festival de Venise, créée en 1932, offre au monde son premier concours international dédié au cinéma
Pour un moment, la Mostra s'impose comme la grande fête du cinéma mondial mais bientôt,
l'influence allemande s'immisce dans la politique italienne et dans le palmarès de cette Biennale d'art.
En 1937, Adolf Hitler apprend que les films allemands n'ont reçu aucune récompense importante ,
et que le Prix du jury est, attribué à La Grande illusion de Jean Renoir. Le succès remporté par ce film,
pacifiste déplaît au chef allemand qui décide, pour l'édition suivante, de s'entendre avec son homologue italien
afin, de dicter l'attribution des récompenses.
La Mostra ouvre de nouveau ses portes en septembre 1938.
Le jour de la clôture, le jury se réunit pour décider du palmarès, l'unanimité se fait sur un film américain,
mais, Hitler intervient. Ses ordres menaçants, imposent aux jurés, représentant les satellites de l'Axe de revenir sur leur choix.
Le chef allemand parvient ainsi à faire modifier, le palmarès quelques heures avant l'annonce des résultats.
Le documentaire de propagande nazie, Les Dieux du stade (Olympia film) de Leni Riefenstahl et le film italien Luciano Serra,
pilote (Luciano Serra, pilota) de Goffredo Alessandrini reçoivent la Coupe Mussolini, plus haute récompense de la manifestation.
Toute cette agitation, trouble les membres du jury représentants des démocraties: certains d'ailleurs,
donnent leur démission avant même la proclamation des prix.Froissés et extrêmement déçus de l'attitude italienne,
les représentants de la France, des États-Unis et, de la Grande-Bretagne, quittent la Mostra, et, sont bien décidés à ne plus y revenir.
La Suisse et la Belgique envisagent désormais, par la création d'une biennale de cinéma, de succéder à Venise.
Philippe Erlanger, pense déjà à organiser une manifestation en remplacement de la Mostra, pour donner au monde un festival libre,
pour mettre en place,un festival français capable, de concurrencer le prochain concours vénitien.
Avec l'approbation de Jean Zay, ministre de l'Éducation nationale, et celle, d'Albert Sarraut, ministre de l'Intérieur, 
l'idée, d'une manifestation française, consacrée au cinéma prend un caractère officiel.
l'Europe, doit avoir un festival de cinéma, où, l'art ne doit pas être influencé par les manœuvres politiques.
le gouvernement donne son accord à la réalisation du projet au printemps 1939.
Il est prévu d'organiser cette manifestation sur la Côte d'Azur.
juin 1939,
les médias annoncent officiellement, la création du Festival de Cannes dont l'ouverture est prévue le 1er septembre,
en même temps que la compétition vénitienne. la présidence d'honneur de la première édition est proposée à Louis Lumière,
père du cinématographe. de nombreux pays s'engagent aux côtés de la France ;
c'est le cas des États-Unis qui d'ailleurs, grâce à la puissance de leur industrie cinématographique,
vont aider la manifestation cannoise à s'imposer comme, un véritable événement mondial.
Cannes devient la ville du Festival
la France commence officiellement la préparation du Festival international. La première question posée est celle du lieu.
Cannes,
Biarritz,
mais aussi Vichy,
Deauville,
Aix-les-Bains,
Le Touquet,
La ville d'Alger .
Philippe Erlange, en tant que responsable du projet, retient alors deux sites :
Biarritz et
Cannes.
les responsables donnent très vite leur préférence au Sud de la France, plus particulièrement à la Côte d'Azur,
9 mai 1939.
l'annonce est faite : la ville de Biarritz est choisie comme siège du festival, la municipalité de Biarritz a bien proposé,
une dernière offre mais sans succès car, faute de pouvoir débloquer le budget nécessaire, elle finit par retirer sa candidature.
L'État et la Ville de Cannes signent le contrat officiel pour l'attribution du
festival cinématographique international le 31 mai 1939,
Et un véritable élan de solidarité s'organise autour de Cannes. Antibes et Juan-les-Pins apportent un précieux concours au festival,
tout comme l'ensemble des palaces cannois,et des environs. Seule absente, la ville de Nice,
qui malgré son statut de capitale de la Côte d'Azur, ne se manifeste pas. Pourtant, quelques années plus tard, en 1946,
Nice tentera d'obtenir l'organisation du Festival. Le 3 août 1939,
le Comité d'organisation du Festival se réunit pour la première fois, à la direction des Beaux-Arts.
La question du prix des places est abordée:
25 francs (3,8 euros), pour les places des cinq premiers, et cinq derniers rangs et, 30 francs (4,6 euros) pour toutes les autres.
Le budget de l'organisation est essentiellement,  constitué des fonds de la municipalité cannoise,auxquels doivent s'ajouter,
406 000 francs (61 500 euros), de subvention accordée par le Ministère des Finances. Le comité cannois se charge de l'affiche,
Et c'est Jean-Gabriel Domergue, célèbre peintre cannois, qui est chargé de cette création.
Il réalise une affiche destinée à:
« faire le tour du monde et à promener une irrésistible "Invitation au voyage "»
le 1er septembre, jour de l'ouverture du Festival de Cannes, approche. Mais, en quelques jours, les événements se bousculent,
la guerre a franchi les portes de l'Europe. L'annonce est faite : le Festival est, dans un premier temps, reporté.
TRANSFORMATION DE LA VILLE DE CANNES.
la ville s'agrandit et ses équipements se modernisent rapidement. En une décennie, le nombre d'habitants est multiplié par dix,
près de 5 000 âmes en 1939, et l'on compte, cette même année, 152 hôtels. La vieille ville, appelée le Suquet,
garde ses charmes d'antan, entourée désormais des riches demeures des touristes étrangers.
Quant au bord de mer, il se transforme très vite en accueillant d'abord un cercle nautique,
Henri Ruhl fait construire un casino sur l'ancien dépôt d'ordures de l'usine de savons (aujourd'hui, rue des Belges).
Une vingtaine d'années plus tard, le célèbre salon de jeux, le Palm Beach, ouvre ses portes au bout de la,
promenade de la Croisette comme l'hippodrome de La Bocca,
le fameux Casino des Fleurs dans le quartier de Montfleury ainsi que les trente-cinq, hectares du golf de la plaine de la Siagne.
Un autre aspect de Cannes se dessine avec les îles de Lérins, protégeant la baie de la ville. elles sont quasiment inhabitées,
et abritent une végétation de pins et de fleurs.
En 1939, pour imprimer des images sur la pellicule, il faut de la lumière  et pour avoir cette lumière, il faut du soleil.
C'est pourquoi le sud de la France s'impose très vite pour le tournage des films
et l'on assiste ainsi à l'installation, de studios de cinéma sur la Côte d'Azur:
Victorine à Nice en 1919,
le 21 août, le comte et la comtesse d'Herbemont donnent une somptueuse fête à l'Hôtel Eden Roc.
Le public a alors l'occasion, de découvrir la broche et le porte-cigarettes en or massif destinés à récompenser,
Un transatlantique loué par la Metro Goldwyn Mayer (MGM),
jette  l'ancre dans la baie de Cannes, avec à son bord les vedettes américaines:
Tyrone Power,
Gary Cooper,
Douglas Fairbanks,
George Raft,
Paul Muni,
Norma Shearer
Mae West.
Le service des compagnies aériennes et ferroviaires s'intensifie entre New York, Londres, Paris, Nice et Cannes.
Les stars, princes et princesses de toute l'Europe, se pressent à Cannes pour la soirée-événement du Festival :
le Bal des Petits lits blancs, annoncé comme le gala, le plus riche du monde avec 1 000 couverts à 150 euros,
reversés à une œuvre de charité. Les terrasses du Palm Beach accueillent ce soir-là de prestigieux invités,
comme les grands couturiers Lanvin  et chiapparelli
les joailliers Van Cleef ,Arpels,
la duchesse de Windsor,
le prince Poniatowski,
Marcel Achard,
Charles Boyer.
L'hôtel, situé en bord de mer, éclaircit la baie de Cannes , et l'on peut entendre les cinq orchestres, qui jouent sur le plateau.
Le Festival de Cannes qui aurait dû débuter le 1er septembre 1939 ,est dans un premier temps reporté de dix jours en raison des circonstances.
Les organisateurs pensent, une nouvelle fois, qu'il s'agit d'une crise de courte durée. Car, le 8 septembre,
s'ouvre la Biennale de Venise. Le Festival est donc reprogrammé à plusieurs reprises,
l'arrivée des troupes allemandes sur le sol français ,entame les trois ans de silence faits autour de cette affaire.
Il faut attendre la fin du conflit pour voir réapparaître l'idée du festival français. Cette période de l'après-guerre,
qui voit la réalisation du Festival de Cannes,
annonce en même temps une nouvelle ère pour le cinéma mondial.
source: ville de cannes.

 

FESTIVAL DE CANNES HISTOIRES ET ANECDOTES.

 

Paillettes, stars, bruits de couloirs mais aussi scandales et affaires diplomatiques… le Festival de Cannes est le lieu de toutes les attentions durant une quinzaine de jours. Grands événements ou petites anecdotes prennent parfois des dimensions démesurées, certains faits même ont bâti sa légende.

 
La découverte du néoréalisme

 

Le 20 septembre 1946,s'ouvre le premier Festival international du film,

après une tentative interrompue en 1939.

L'atmosphère est légère après ces années de guerre,

et les stars du cinéma sont au rendez-vous pour découvrir les charmes de la région.

 

Côté projection, le cinéma italien se révèle avec Rome ville ouverte (Roma, città aperta),

de Roberto Rosselini. Le film obtient un Grand Prix et découvre un nouveau courant de grande portée :

le néoréalisme.

Pourtant, lors de sa projection, dans l'après-midi

« tout le monde digérait les yeux mi-clos ;

mon frère et moi étions pratiquement seuls dans la salle »

se souvient le réalisateur. 

 
L'affaire des cravates

 

En 1949, le beau temps incite les festivaliers à se distraire, entre les séances de cinéma. Bains de mer, ballades, ski nautique…

puis il faut s'habiller en toute hâte, pour les projections.

Alors, le comité instaure des séances avec cravates et sans cravates.

Mais immédiatement, les invités considèrent les films choisis pour les projections, avec cravates comme ceux de meilleure qualité.

Ce jugement blesse les participants étrangers, représentant les nations,

dont les projections se font sans cravate et les plaintes se multiplient.

 
Le mythe Brigitte Bardot

 

Brigitte Bardot

 

Le Festival de Cannes

de 1955 voit naître :

 

Sa Palme d'or.

 

mais il voit aussi la naissance d'une star à la française,

qui symbolise la femme libérée et le naturel.

Brigitte Bardot n'a tourné que quelques films,

et ce n'est que l'année suivante,

que Roger Vadim l'immortalise dans Et Dieu créa la femme.

Elle revient à Cannes seulement en 1967, longue attente car Brigitte Bardot

estime que le Festival l'a lancée « par hasard, faute de grives »,

dira-t-elle à son retour. L'ascension de Brigitte Bardot,

dont le point de départ a été le Festival,

a participé au formidable développement du phénomène starlettes.

 
Mariage princier

 

En 1954, une jeune actrice américaine, Grace Kelly,

vient sur la Côte d'Azur avec Cary Grant pour y tourner,

sous la direction d'Alfred Hitchcock.

Elle participe, au Festival international du film,

l'année suivante pour défendre ,

Une fille de province (The Country girl), de George Seaton.

Profitant de sa présence sur la Côte d'Azur, le journaliste Pierre Galante,

lui organise une rencontre, avec le Prince Rainier de Monaco.

Ils se marièrent le 22 avril 1956,

la veille de l'ouverture du Festival.

La date de la manifestation a été choisie pour que toutes les personnalités présentes à la cérémonie monégasque puissent ensuite se rendre à Cannes.

 
La Nouvelle vague déferle sur la Croisette

 

En 1958,

le film de Claude Chabrol, Le Beau Serge, est pressenti pour la sélection française du Festival. Mais, il est remplacé au dernier moment.

Le mal est réparé lors de l'édition suivante puisque François Truffaut,

jeune réalisateur,repart de Cannes,

avec le Prix de la meilleure mise en scène pour ses Quatre cents coups.

À partir de là, dans la lignée des Cahiers du Cinéma,

le mouvement cinématographique français, appelé Nouvelle Vague –

expression reprise à Françoise Giroud – impose,

pour un temps son regard sur le cinéma.

 
Grèves de photographes

 

Le premier à déclencher, une grève des photographes,

des marches du Palais est Paul Newman. En 1975,

il est invité à Cannes pour le Festival et, après un voyage pénible,

il refuse de poser pour les photographes. Le soir, lors de la célèbre montée des marches, 

tous les journalistes déposent leur appareil à leurs pieds en signe de protestation. Paul Newman avoue plus tard,

« que c'est la plus grande leçon qu'on lui ait donnée».

Isabelle Adjani, en 1983,

lors de la projection de L'Eté meurtrier, subira le même sort.

 
Drôles de fêtes !

 

Dès la première édition, du Festival international du film,

l'entente règne entre les différentes délégations,

et les apéritifs contribuent à créer des liens. Dans cette atmosphère,

une représentante officielle américaine, totalement ivre,

faillit tomber de la fenêtre du premier étage.

Quelques années plus tard,

lors d'une soirée en l'honneur de la délégation anglaise,

l'ambassadeur de Grande-Bretagne en France,

s'illustra sur les chants des guitares gitanes en rejoignant sur la table du buffet,

en chaussettes, l'actrice Imogen Hassel pour un flamenco endiablé.

 
Projection pour jeunes mariés

 

En 1971, le film de Jean-Paul Rappeneau, Les Mariés de l'An II,

est projeté en clôture du Festival. À cette occasion,

tous les jeunes mariés de Cannes sont invités à la séance par la production,

s'ils prouvent que leur union, a bien eu lieu dans l'année.

Une loge d'honneur, est même prévue

pour ceux qui ont eu la chance de se marier le jour de la projection.

 
Gérard Philipe dans le cœur des Cannois

 

Talentueux, jeune et séduisant… l'image de Gérard Philipe,

est à jamais gravée dans le cœur, de ses admirateurs.

Lors de l'édition de 1972, un hommage est rendu à,

cet enfant du pays par l'installation, d'une plaque commémorative,

avenue du Petit-Juas,

devant l'immeuble où l'inoubliable Fanfan a passé son enfance.

Ses trois participations au concours cannois ,

ont d'ailleurs été couronnées de succès : Prix de la meilleure partition musicale, du Festival de 1951,

pour Juliette ou la clef des songes de Marcel Carné,

Prix de la mise en scène en 1952, pour Fanfan la Tulipe

de Christian-Jaque et Prix spécial du Jury du FIF 1954

pour Monsieur Ripois (Knave of hearts) de René Clément.

 
Le dessin animé fait son retour dans la sélection

 

Au cours, des premières années du Festival de Cannes,

quelques dessins animés, ont fait partie des sélections officielles.

L'un d'entre eux, Dumbo de Ben Sharpsteen

(pour Walt Disney), a même remporté un Grand Prix en 1947,

tandis qu'un autre, Les Aventures de Peter Pan,

de Hamilton Luske, Clyde Geronimi et Wilfred Jackson

(toujours pour Walt Disney), a conquis plus de sept millions de spectateurs

en France en 1953.

Le règlement de la manifestation réservait d'ailleurs un prix aux films de cette catégorie.

Pourtant, à  part ces quelques cas, le genre n'est pas représenté ,

dans les sélections durant vingt ans. Il faut effectivement ,attendre 1973,

pour que La Planète sauvage, de René Laloux soit présenté,

et reconnu à Cannes, en remportant un Prix spécial.

Dernière sélection en date, Shrek, film d'animation,

de Victoria Jenson et Andrew Adamson, présenté en 2001.

À noter, dans les sélections des sections parallèles, les très appréciés

Triplettes de Belleville de Sylvain Chomet en 2004 et

Nos voisins les hommes (Over the hedge),

film sorti des studios DreamWorks Animation en 2006.

 
La Semaine du film politique

 

En 1974, parallèlement au Festival, se déroule la Semaine du film politique,

au cours de laquelle est prévue la projection d'Histoire d'A,

film sur l'avortement et dont le visa d'exploitation a été refusé par les autorités. L'interruption de la séance au Lido, boulevard de la République,

est réalisée par les forces de l'ordre qui font évacuer les spectateurs.

Ceux-ci, pour protester, vont s'asseoir sur les marches du Palais.

Ils provoquent également l'arrêt d'une émission de télévision

présentée par Pierre Tchernia. Soutenus,

par la Société des Réalisateurs de Films,

les manifestants obtiennent une projection exceptionnelle du film.

 
Scandales au programme

 

La censure a provoqué, de nombreux, scandales au Festival de Cannes,

mais son abolition en entraînera autant. Car, dans les années 1970,

les auteurs s'attaquent à des thèmes insolites et délicats.

D'abord Marco Ferreri avec La Grande bouffe

(La Grande Abbuffata), ui s'en prend à la société de consommation en 1973.

Puis, Thierry Zeno, deux ans plus tard, avec Vase de noce,

film abordant la zoophilie, présenté à la Semaine de la Critique.

Bien que récompensé par un Prix du Jury,

Crash de David Cronenberg en 1996 choque pour la violence,

des images tout comme, irréversible de Gaspar Noé en 2002.

La Semaine Internationale de la Critique, se fait également remarquer,

 

en 2005 avec la sélection du film, The Great ecstasy of Robert Carmichael de Thomas Clay.

Dans les années 50, le Festival gagne en popularité,

grâce à la présence de célébrités, telles que,

Kirk Douglas,

Sophia Loren,

Grace Kelly,

Brigitte Bardot,

Cary Grant,

Romy Schneider,

Alain Delon,

Simone Signoret,

Gina Lollobrigida,…

 
Sophia Loren, Alain Delon, Romy Schneider, 1962 © AFP

DECOUVRIR, PROMOUVOIR, ACCOMPAGNER.


Décernée pour la première fois en 1955, au film Marty de Delbert Mann,

la palme d or  succède au Grand Prix, remis jusque-là au meilleur film,

en Compétition.


« Le but du Festival est d’encourager le développement de l’art cinématographique, sous, toutes ses formes,  créer et

maintenir un esprit de collaboration

entre tous les pays producteurs de films » (extrait du règlement, 1948.)

 
Dans les années 60, en marge de la Sélection officielle,

deux sélections indépendantes voient le jour :

la semaine internationale de la critique  en 1962,

et la quinzaine de réalisateur en 1969.

Jusqu’en 1972, les films pouvant prétendre à la sélection sont désignés,

par leur pays d'origine. A partir de cette date,

le Festival affirme son indépendance en devenant le seul décisionnaire

de la Sélection officielle des films.

En 1978, Gilles Jacob est nommé Délégué Général. La même année,

il crée la sélection: Un Certain Regard et, le prix de la Caméra d'Or,

qui récompense le meilleur premier film toutes sélections confondues.

La Leçon de Cinéma est inaugurée en 1991 par Francesco Rosi.

De prestigieux réalisateurs, se succèdent pour donner,

un aperçu de leur parcours d’artiste, et de leur vision du cinéma.

Sur le même principe, la première Leçon de Musique,

est donnée en 2003, par Nicola Piovani et, la première Leçon d’Acteur,

par Max Von Sydow en 2004.

 
→ En 1997,

à l’occasion de la Cérémonie du 50e anniversaire du Festival de Cannes,

les plus grands réalisateurs mondiaux, sont réunis sur scène pour remettre,

la Palme des Palmes à Ingmar Bergman.

 
En 1998, Gilles Jacob crée la cinefondation, une sélection de courts,

et moyens métrages, d’écoles de cinéma du monde entier.

L’entité se développe, en 2000 avec l’ouverture de la residence,

où de jeunes réalisateurs, viennent mener à bien l’écriture,

de leur scénario. Puis en 2005, avec l atelier,

qui aide une vingtaine de réalisateurs,

par an à trouver, des financements pour leur film. Projetées dans le cadre,

de rétrospectives thématiques, jusqu’en 2004,

les œuvres du patrimoine , sont à partir de cette date,

présentées à Cannes Classics, une sélection qui rassemble,

les copies restaurées,

les hommages aux cinématographies et les documentaires sur le cinéma.

 
→En 2007, pour fêter, les 60 ans du Festival de Cannes,

33 des plus grands, réalisateurs du monde entier

sont invités à participer,^au film anniversaire chacun son cinema, e

n réalisant en 3 minutes chacun, un court métrage sur le thème,

de la salle de cinéma.
 

Photocall des 33 réalisateurs de Chacun son cinéma, 2007 © AFP


En 2010, l
a nouvelle entité, « Cannes Court Métrage » ,

réunit dans une dynamique complémentaire la Compétition,

des courts métrages,et le Short Film Corner,

pour offrir un panorama complet, de la création mondiale au format court.

 
LE RENDEZ-VOUS DES PROFESSIONNELS DU CINEMA


Avec la création, de son Marché du Film en 1959,

le Festival acquiert, une dimension professionnelle,

qu’il mettra à profit, pour favoriser les rencontres ,

les échanges entre les différents, acteurs de l’industrie cinématographique.

Il lance notamment en 2004, le Producteur network,

qui permet aux producteurs du monde, entier d’échanger,

autour de leurs projets, et le Short fin corner,un rendez-vous dédié,

aux courts-métrages. Puis,  dans la continuité du Brunch Documentaire

plébiscité depuis sa création en 2008, il inaugure le Doc Corner en 2012.

 
→ A ses débuts,l e Marché attirequelques dizaines de participants ,

et ne dispose que, d’une seule salle de projection. Aujourd’hui, 10 500 acheteurs, et vendeurs du monde entier,

se rendent chaque année à Cannes,

ce qui en fait le 1er marché professionnel mondial.

Inauguré en 2000, le Village International,

tribune des cinématographies internationales, accueillait alors 12 pays,

et comptait 14 pavillons. Douze ans plus tard,

il reçoit 60 pays dans 65 pavillons,  aménagés autour du Palais des festivals.



Le Village International © AFP


A LA TETE DU FESTIVAL


En 2000, Gilles Jacob

est élu Président du Festival par les membres du Conseil d'Administration.

Il succède à Pierre Viot, qui occupait cette fonction, depuis 1985

à la suite de Robert Favre-Le Bret.

De 2001 à 2005, Gilles Jacob est épaulé dans sa fonction par Véronique Cayla, Directrice Générale, et par Thierry Frémaux, Délégué Artistique.
En juillet 2007, le Conseil d'administration, nomme Thierry Frémaux,

Délégué Général du Festival. 

En janvier 2014, Pierre Lescure est élu Président du Festival de Cannes

par le Conseil d’Administration. Il est appelé à exercer ses fonctions

à partir du 1er juillet 201pour succéder à Gilles Jacob,

nommé Président d’Honneur.